De l’importance des amygdales

Pour la première fois, des chercheurs se sont intéressés aux conséquences à long terme de l’ablation des amygdales, organes impliqués dans les défenses immunitaires.
Les résultats de leurs travaux sont alarmants: l’exérèse des végétations est associée à un risque d’affections respiratoires multiplié par presque 3, comparé au aux observé dans la population n’ayant subi ce type d’intervention. Asthme, grippe, pneumonie et bronchopathie chronique obstructive (BPCO) sont concernés. L’amygdalectomie, quant à elle, est reliée à un risque multiplié par facteur voisin de 2 pour ce qui est des pathologies respiratoires citées et de la conjonctivite. Quant risque d’otite moyenne, il est multiplié par 4 à 5 !
S. G. Byars, S. C. Stearns et J. J. Boomsma, dans Jama Otolaryngology Head and Neck Surgery, juin 2018.

Antibio et calculs, un lien certain !

Au cours des trois dernières décennies, le nombre de cas de calculs rénaux a augmenté d’environ 70%.
Une relation avec la prise antérieure d’un antibiotique ayant été avancée, une étude a été menée en ce sens, portant sur près de 26000 patients atteints de ce type de calculs et près de 260000 sujets témoins. Non seulement le lien a été confirmé, mais une variation considérable du risque a aussi été établie selon la classe d’antibio.
Ainsi, dans les 3 à 12 mois après un traitement par sulfamides, il est multiplié par 2,33 comparativement à la population témoin. La sélection de souches bactériennes multirésistantes opérée par l’antibiotique au sein de la flore microbienne urinaire serait une explication.
G. E. Tasian, T. Jemielita, D. S. Glodfarb, et col. dans Journal of the American Society of Nephrology, juin 2018.

L’autoguérison intestinale

Une étude israélienne menée sur des souris, a mis en évidence une autoguérison des cellules intestinales par une molécule naturellement présente dans l’organisme, l’oxyde nitrique, qui devient néfaste lorsque son action n’est pas restreinte à l’intestin. Pour éviter cet effet, un duo de compléments en fisétine et citrulline, molécules présentes dans de nombreux fruits et légumes, a été administré aux souris. Favorisant l’augmentation de la production d’argininosuccinate lyase, enzyme à l’origine de l’oxyde nitrique, cette approche a permis une nette amélioration de l’état inflammatoire ainsi qu’une diminution des tumeurs cancéreuses. Une découverte prometteuse pour les personnes souffrant de maladies chroniques de l’intestin.
N. Stettner, Ch. Rosen, B. Bernstein et col., dans Cell Reports, mais 2018