De l’extrait de pin pour stabiliser la prostate

Une étude scientifique a démontré que l’extrait naturel d’écorce de pin des Landes (pycnogénol) améliore les symptômes liés à l’hypertrophie bénigne de la prostate. Pour arriver à ce résultat, 75 patients ont été supplémentés avec cet extrait pendant huit semaines.
La moitié d’entre eux a pu observer une amélioration significative du volume résiduel de la vessie. Ils ont également constaté une réduction de la fréquence de leur miction, une amélioration de leurs troubles urinaires et une réduction de la fréquence des levers nocturnes pour aller aux toilettes. Ces résultats sont encourageants, alors que 90% de la population masculine de plus de 80 ans souffre de ces désagréments.
Minerva Medica, Août 2018

Une plante congolaise contre le cancer du pancréas

Des chercheurs américains ont passé au crible une liane forestière du Congo, Ancistrocladus likoko. Leur étude, publiée dans le « Journal of Natural Products » a montré l’efficacité de l’un de ses composés pour inhiber le mécanisme d’action des cellules cancéreuses du pancréas. En effet, en testant les différentes molécules de la plante sur ces cellules cancéreuses, les scientifiques ont découvert que l’un d’eux avait un effet destructeur. Mieux encore, ce composé, nommé ancistrolikokine E3 bloquerait aussi le système de propagation des métastases. Une découverte d »autant plus prometteuse que la puissance meurtrière de ce cancer est liée à l’efficacité du mécanisme de survie des cellules cancéreuses, qui épuisent le corps de toutes ses ressources en nutriments.
Près de 400000 personnes sont touchées par cette maladie chaque année, dans le monde.
Journal of Natural Products, octobre 2018

De l’importance des amygdales

Pour la première fois, des chercheurs se sont intéressés aux conséquences à long terme de l’ablation des amygdales, organes impliqués dans les défenses immunitaires.
Les résultats de leurs travaux sont alarmants: l’exérèse des végétations est associée à un risque d’affections respiratoires multiplié par presque 3, comparé au aux observé dans la population n’ayant subi ce type d’intervention. Asthme, grippe, pneumonie et bronchopathie chronique obstructive (BPCO) sont concernés. L’amygdalectomie, quant à elle, est reliée à un risque multiplié par facteur voisin de 2 pour ce qui est des pathologies respiratoires citées et de la conjonctivite. Quant risque d’otite moyenne, il est multiplié par 4 à 5 !
S. G. Byars, S. C. Stearns et J. J. Boomsma, dans Jama Otolaryngology Head and Neck Surgery, juin 2018.

Antibio et calculs, un lien certain !

Au cours des trois dernières décennies, le nombre de cas de calculs rénaux a augmenté d’environ 70%.
Une relation avec la prise antérieure d’un antibiotique ayant été avancée, une étude a été menée en ce sens, portant sur près de 26000 patients atteints de ce type de calculs et près de 260000 sujets témoins. Non seulement le lien a été confirmé, mais une variation considérable du risque a aussi été établie selon la classe d’antibio.
Ainsi, dans les 3 à 12 mois après un traitement par sulfamides, il est multiplié par 2,33 comparativement à la population témoin. La sélection de souches bactériennes multirésistantes opérée par l’antibiotique au sein de la flore microbienne urinaire serait une explication.
G. E. Tasian, T. Jemielita, D. S. Glodfarb, et col. dans Journal of the American Society of Nephrology, juin 2018.

L’autoguérison intestinale

Une étude israélienne menée sur des souris, a mis en évidence une autoguérison des cellules intestinales par une molécule naturellement présente dans l’organisme, l’oxyde nitrique, qui devient néfaste lorsque son action n’est pas restreinte à l’intestin. Pour éviter cet effet, un duo de compléments en fisétine et citrulline, molécules présentes dans de nombreux fruits et légumes, a été administré aux souris. Favorisant l’augmentation de la production d’argininosuccinate lyase, enzyme à l’origine de l’oxyde nitrique, cette approche a permis une nette amélioration de l’état inflammatoire ainsi qu’une diminution des tumeurs cancéreuses. Une découverte prometteuse pour les personnes souffrant de maladies chroniques de l’intestin.
N. Stettner, Ch. Rosen, B. Bernstein et col., dans Cell Reports, mais 2018