L’eau et la santé

L’eau qui maintient la vie et qui soigne.

Notre corps contient environ 60 à 70% d’eau (sang artériel, veineux, lymphe, liquides intra et extracellulaires et interstitiels…)

Sans eau la vie n’est pas possible !
Privé de nourriture l’homme peut survivre un temps assez long et variable selon les individus. Sans eau, à peine une semaine. Dès le 4ème jour, il est déjà en danger.

L’eau est donc la plus précieuse de nos ressources.
Les besoins en eau des individus varient en fonction de l’âge, du poids, des efforts physiques, du stress, de la température, bref, d’une foule d’éléments.

Pourcentage de cette eau selon les individus :

Fœtus de 2 mois : 97%
Nourrisson : 75%
Enfant de 5 ans : 65%
Femme et homme adultes : 60%
Personne âgée : 55%

L’eau est donc un élément essentiel de tout organisme vivant.

Dans notre organisme, l’eau, qui est en mouvement constant, joue un rôle essentiel. Tous nos organes, fonctionnent grâce à ce liquide qui véhicule tous les éléments dont ils ont besoin pour être nourris de façon optimale. Elle véhicule donc à l’état d’électrolytes, des éléments minéraux (sodium, potassium, calcium, magnésium, phosphore…) dont la charge électrique permet aussi d’assurer des fonctions vitales telles que la transmission de l’influx nerveux et la contraction musculaire.
Les électrolytes interviennent dans la plupart des systèmes régulateurs de l’organisme. Avec l’avancée en âge, ce pourcentage de liquide se réduit, augmentant ainsi les problèmes de santé. Toutes nos cellules, donc toutes nos fonctions, dépendent en permanence de la qualité de ces liquides (ou humeurs).
Mais attention, ces éléments minéraux pour être correctement métabolisés par l’organisme, doivent passer essentiellement par le règne végétal auparavant.
D’où l’importance de manger suffisamment de légumes, fruits, etc….si tant est qu’ils soient biologiques bien évidemment.

Il faut retenir aussi que la nutrition correcte de nos tissus et le drainage des déchets (toxiques et toxines) qui les encombrent, sont indissociables de leur bonne irrigation.
Que ce liquide se réduise ou que les nutriments viennent à manquer et le fonctionnement de l’organisme s’altère.

Rappelons que l’eau dans notre corps est bipolaire et se retrouve sous deux formes : l’eau liée incluse dans les structures cellulaires et les espaces intercellulaires et l’eau libre circulante (sang, lymphe).
Ces deux formes d’eau sont séparées par un réseau de membranes, doué de perméabilité et de contractibilité qui a sa vie propre et joue donc un rôle important.

Notre corps élimine 2,7 litres d’eau par joue (0,5 l de transpiration + 1,5 l d’urine + 0,5 l par les poumons + 0,2 l avec les selles).

Pour rééquilibrer l’organisme, il faut donc compenser les pertes en buvant et en consommant des aliments juteux (légumes, fruits, etc.)

Pour les cellules de notre corps, le sang apporte les nutriments et emporte les déchets. C’est pourquoi tout ralentissement de la circulation, toute déficience du système circulatoire, marquent le commencement du déclin de nos fonctions.

C’est pourquoi, lutter contre le vieillissement, c’est faire le nécessaire pour garder la circulation en très bon état.

Donc, tout ce qui peut contribuer à optimiser naturellement la circulation permet également de nettoyer les tissus et de mieux les nourrir.

Dans un premier temps, il est donc nécessaire de s’hydrater en quantité suffisante et cela régulièrement. Pour un adulte, si la quantité d’un litre et demi d’eau par jour (voire plus) semble conseillée par les professionnels de la santé, j’aimerais toutefois apporter un avis beaucoup moins « catégorique ». Encore une fois, en fonction de biens des paramètres, nous ne sommes pas tous identiques et selon les cas, ce qui est bon à l’un, ne l’est pas pour l’autre. Si les reins sont déjà en difficulté, les noyer sous un litre 1/2, voire 2 litres d’eau ne me semble pas une bonne idée. La saison rentre aussi en compte.
Il faut donc encore une fois, écouter les réactions de son corps.
Bien sûr, je ne dis pas qu’il ne faut pas boire, bien au contraire, mais un litre peut sembler une quantité raisonnable.
D’autant qu’il ne faut pas oublier l’eau contenue dans les aliments.
La qualité de cette eau est également à prendre en considération, ainsi que ses paramètres bio électroniques.

Paramètres B.E. souhaitables pour l’eau :
pH, 5,0 – 7,5
rH2, 18 – 29
rô, 5000 – 100000
faiblement minéralisée : entre 10 et 100 mg.
Pour info :
pH = degré d’acidité
rH2 = degré d’oxydation
rô (ou résistivité) concentration en minéraux dissous.

Les soins par l’eau

L’eau seule, froide ou chaude – bains, douches (hypo ou hypercaloriques, douche écossaise).
L’eau et les plantes.
L’eau et l’argile
L’eau en douche, en bain, en enveloppements.

Par quels mécanismes, l’eau agit-elle sur le corps ?

Les applications générales et externes agissent sur l’organisme à la manière des massages et des exercices. Elles brassent les liquides humoraux (sang, lymphe et sérums) et les obligent à passer plus souvent, dans un même temps, à travers les grands filtres épurateurs que sont les émonctoires (peau, foie, reins, poumons, intestins).

Le résultat de cette épuration accélérée, plus profonde, est une amélioration des échanges cellulaires au niveau de tous les tissus, avec effets physiologiques, morphologiques et psychologiques des cures d’eau.

La température de l’eau tend à orienter l’élimination. L’eau chaude attire les déchets et résidus du métabolisme vers la périphérie, c’est-à-dire, la peau. C’est pour cette raison que l’on transpire.
Et la fièvre, tant qu’elle reste dans des limites raisonnables, constitue une « défense naturelle » qui a pour effet de faire suer le malade et ainsi éliminer les toxines.

Le bain d’eau chaude crée une légère hyperhémie, par une vasodilatation des capillaires de la périphérie, conduisant à l’activation des glandes sébacées ainsi que sudoripares.
Les bains d’eau chaude soulagent aussi les phénomènes rhumatismaux pour peu qu’ils soient associées à l’huile essentielle de térébenthine de pin des Landes, et peuvent également stopper un état grippal pris à son début.

L’eau froide quant à elle, renverse ces processus et envoie les liquides vers l’intérieur, vers les reins (diurèse) et les poumons (ventilation).

Le tout est donc d’agir en fonction de la capacité de certains émonctoires à accepter ou non ces déchets et permet ainsi de dériver vers celui qui est le plus à même de prendre en charge l’élimination avec la plus grande efficacité, en fonction de son état et de sa tolérance.

Le choix d’une technique ou d’une autre se détermine en fonction du tempérament du patient, de son type morphologique et de son état actuel.

Le « dilaté – sanguino-pléthorique» réagissant mieux à l’eau froide.
le « rétracté – neuro-arthritique, frileux » à qui l’eau chaude convient davantage.

Signalons toutefois que le bain chaud est plus désintoxiquant (par l’élimination qu’il provoque) et le bain froid plutôt revitalisant par son action stimulante sur les glandes endocrines.

Quelques exemples pratiques :
En cas d’asthme léger ou pris au début : faire couler de l’eau froide dans le lavabo et y tremper les avant-bras quelques minutes. Cela permet de chasser le sang vers les poumons et d’améliorer la respiration par la dilatation des bronches.

En cas de migraines : prendre un bain de pieds chaud. Cela provoque une dérivation du sang vers le bas du corps et libère la tête. On peut mettre également en plus, une compresse froide sur cette dernière, ce qui activera le phénomène.

En cas de fièvre : afin de lui permettre de remplir son rôle en la canalisant, sans l’étouffer… Le fameux bain de siège frais (pas froid, mais à quelques degrés en dessous de celle du corps)… qui a eu son heure de gloire, pour ne pas dire de « moqueries » par les esprits chagrins ! et qui est pourtant si efficace, en évitant les effets parfois nocifs des médicaments.

La douche rectale : ce petit lavement est une irrigation très limité du côlon (l’ampoule rectale). Il est inconnu, ou presque, des médecins et des malades. Quant aux bien-portants, ils en ignorent également les vertus.
Il fût remis à l’honneur par le Dr Catherine Kousmine (avec quelques aménagements) pour le plus grand bien de ses patients.

L’eau et les plantes :

Les tisanes chaudes (infusion, décoction) véhiculent leurs propriétés vers l’organe que l’on souhaite solliciter, mais dans tous les cas de figures, elles agissent en plus en favorisant l’élimination rénale.

Les macérations, pour les plantes les plus délicates, livrent également leurs propriétés bienfaisantes et ainsi préservées.

Les bains de mains et de pieds agissent également par capillarité, en fonction des plantes choisies.

L’eau et l’argile

Le tandem parfait pour soigner, épurer, restaurer l’organisme.
Que ce soit par voie externe où l’argile peut faire des miracles, ou par voie interne (dans certaines conditions) afin de purifier le tube digestif.

H.L.

     « La vie, de la naissance à la vieillesse, se caractérise par une lente déshydratation ».
         Fred VLES (traité de Physique Biologique – 1930)

       « La vie, de la naissance à la mort, est une évolution progressive de l’acide vers l’alcalin, du réduit vers l’oxydé avec baisse constante de résistivité (et de résistance), exactement comme la pile ».
Louis-Claude VINCENT*

*Attention, Louis-Claude Vincent parle des paramètres du sang et non des urines !